
Statue d’hippopotame
Epoque proto-dynastique ou début de l’Ancien Empire (avant ou après 2700 av. J.-C.)
Cette statue d'hippopotame, la pièce la plus ancienne de la collection du musée, ressuscite un hôte familier du Nil, le redoutable «< cochon du fleuve >>, ennemi héréditaire du crocodile. L'objet possédait sans doute une valeur votive et commémorait le sacrifice du pachyderme accompli par Pharaon. En effet, à l'instar de l'âne, de l'oryx, l'hippopotame incarne les forces du mal et du désordre dont « la destruction est agréable aux dieux» (I. Franco). A Edfou, dans le temple consacré au dieu Horus, un relief sculpté ornant le couloir à ciel ouvert, montre le roi harponnant un crocodile. Cette scène souligne une des facettes fondamen- tales du pouvoir royal. Monarque de droit divin, considéré comme Horus parmi les hommes, Pharaon doit s'employer sans relâche à faire reculer les limites du chaos, qu'il s'agisse de créatures animales maléfiques ou de peuples barbares menaçant L'Egypte.
Présentation de l'œuvre
Epoque proto-dynastique ou début de l’Ancien Empire (avant ou après 2700 av. J.-C.)
Caractéristiques
Albâtre
H. 18.5 x 37.5 x 14.4 cm
Données spécifiques
A48
Achat en 1838 par la Fondation Calvet
Bibliographie et expositions
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